Acte IV, Scène II
Qu'elle est triste, voyez!
// va vers Florise, toujours absorbée dans ses pensées, et l'aborde avec l'empressement le plus tendre. — A Florise.
Loin de vous Je sentais Un long ennui mortel!
Leur conversation continue à voix basse, et, pendant ce temps, Hardy et Célidée les observent curieusement.
CÉLIDÉE, à Hardy.
Aveugle que j'étais! — Oui, vous aviez raison. Mon pauvre enfant, sans doute. Souffre déjà ! — Parlez encor, je vous écoute. Il l'aime?
HARDY, à Célidée.
Tous les deux ils croient s'aiaier. Pourtant Si leur illusion durait plus d'un instant, Ils perdraient, en ce doux oubli qui les entoure, Elle son poétique esprit, lui sa bravoure!
CÉLIDÉE, à Hardy.
Alors, emmenez-la, c'est un devoir sacré. Sauvez-les. Sauvez-les tous les deux!
HARDY
J'essaierai. •
Mais le comte inquiet, pressentant quelque drame, Nous observe ! Changeons de propos.
Haut, et de façon à être entendu par Olivier et par Florise.
Oui, madame.
Notre chariot crève à présent de santé.
20+ Florise
Il triomphe, plus beau qu'il n'a jamais été. Nous partons, car l'instant vient, quoique l'on diffère ; Tous nos comédiens vont venir pour vous faire Leurs adieux. Et tenez, les voici.
Les comédiens entrent et se groupent avec une sorte de solennité. Quand ils ont pris leurs places, on voit au fond de la scène Guillemetle sanglotant, s'essuyant les yeux avec son tablier, et Sylvain immobile comme une statue. Rosidor s'avance vers Olivier, et prend la parole au nom de ses compagnons.