Acte IV, Scène III
JODELET
Nous, seigneur, vagabonds sous les deux,
LUCINDE
Nous nous rappellerons votre accueil gracieux, —
AMARANTE, à CéliJée.
Votre douceur, —
PYM ANTE
Et votre vin. — Quel sûr dictame Il contient! J'en ai bu dix bouteilles, madame. Et je vaux maintenant plus que je ne valais.
JODELET
Nous nous rappellerons tout, —
Avec un profond soupir.
Même vos valets!
GUILLEMETTE, éclatant et fondant en larmes. Hi! hi! hi!
ROSI DOR, solennellement, à Hardy.
Maintenant, que votre voix nous prête Son bon secours. Monsieur, soyez notre interprète.
CELIDEE.
De quoi s'agit-il donc?
HARDY, montrant les comédiens.
C'est que ces pauvres gens, Désirant reconnaître au mieux, bien qu'indigents, Vos bontés, comme ils font chez les nobles Mécènes,
>o(î Florise.
Veulent représenter devant vous quelques scènes
D'une pièce nouvelle, assujettie aux lois
Du mètre, que demain ils vont jouer à Blois.
CÉLlDEEj gracieusemenl.
C'est à merveille !
PYMANTE
Mais nous prions qu'il vous plaise De, voir nos héros grecs vêtus à la française, Tels que nous voilà, sans costumes, n'ayant pu Les déballer.
OLIVIER
Tant mieux. C'est d'un goût corrompu De rendre trop réel un sujet légendaire.
FLORISE
Certes.
Aux comédiens.
Que jouez-vous, amis ? La Mort de Daire?
HARDY, à Florise.
Non pas, mais le dernier poëme que j'ai fait, L'Amazone Hippolyte.
florise.
Ah! mon rôle!
En effet