‹ Comédies (volume 3)Chapitre 146 sur 229 · VÉNUS, MERCURE · texte numérisé non relu

VÉNUS, MERCURE

Que l'air est étouffant!

Toujours le même ciel et ses saphirs moroses ! Toujours le même azur! toujours les mêmes roses! Oh! que ne suis-jc, ainsi que Diane, parmi

aja La Pomme.

Les chasseresses, dans le grand bois endormi Qu'éveillent tout à coup, par les rouges aurores, Lesaboiemcnts des chiens et les grands cris sonores ! Je sens devant mes yeux flotter une vapeur De feu.

Prenant son miroir. — Avec une moue enfantine Viens, toi, miroir.

Apres s'élre regardée.

Je suis à faire peur.

An miroir.

Va-t'en.

Elle va pour jeter son miroir ; mais elle n'achève pas le geste et se regarde Je nouveau.

Cette coiffure est laide.

Avec accahlemen!.

Oh ! je m'ennuie.

Ne tombera-t-il pas quelques gouttes de pluie !

MERCURE, à part.

Elle s'ennuie. Elle est maussade. Elle veut voir La nuée en courroux sur la terre pleuvoir. Elle a ses nerfs! J'arrive à l'instant favorable. Produisons-nous. Allons.

Regardant Venus avec convoitise.

C'est qu'elle est adorable!

Bavt.

Salut,' belle Cypris.

VÉNUS, très-nonchalamment.

Bonjour. De quelle part Viens-tu?

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