‹ Comédies (volume 3)Chapitre 153 sur 229 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

VÉNUS

Il nous- laisse à la fin! — Viens que je te regarde, Pomme rose! Qu'elle est gracieuse et mignarde! Les corolles en feu dont le nom m'est si cher Eblouissent moins qu'elle. On dirait que sa chair Est vivante, et sa peau rougissante et dorée , Frémit à mon contact, comme unç fleur pourprée.

Respirant et flairant la pomme.

Suave et délicat parfum ! si pénétrant Qu'il me trouble, çt je crois sentir, en respirant Celte mystérieuse haleine avec délice.

Que sa verte fraîcheur dans mes veines se glisse.

.Rêvant.

Une pomme. Quel goût peut-elle avoir?

approchant la pomme de ses lèvres..

Je puis Le savoir tout à fait. Je n'ai qu'à mordre.

Retirant vivement la pomme.

Et puis Après? Ce serait mal, car j'ai juré.

Avec un long soupir.

Page 1