‹ Comédies (volume 3)Chapitre 161 sur 229 · Scène IV. aS · texte numérisé non relu

Scène IV. aS

MERCURE, hypocritement.

A quoi bon ? Qu'en ferais-je !

VÉNUS, à part.

Au fait, qu'en ferait-il ?

Haut.

Si. Prends-la. Je le veux.

Lui mettant la ceinture dans la main.

Accepte-la, te dis-je.

MERCURE, prenant la ceinture des mains de Vénus. Cette ceinture émue et vivante, ô prodige ! Tu me l'offres, à moi, Cypris ! En vérité J'en rougis! Dieu connu pour mon austérité. D'un œil indifférent et sec je la regarde. Mais, puisque tu le veux, chère âme... je la garde !

VÉNUS, stupéfaite.

Ma ceinture!

MERCURE, voulant cacher dans sa poitrine la ceinture de Vénus.

Les feux dont elle m'enflamma Brûleront à jamais cette poitrine!

VÉNUS

Ma Ceinture!

MERCURE

Là, jusqu'à l'éternité future, Fidèle ami, je la garderai.

VÉNUS

Ma ceinture !

aôp La Pomme.

MERCURE

En elle je pourrai revoir ta lèvre en fleur Et tes beaux cheveux d'or !

VÉNUS

Ma ceinture ! Au voleur !

Un coup de tonnerre retentit, Vénus et Mercure se séparent vivement et gardent un moment le silence. Tiens ! Jupiter m'entend. C'est un coup de tonnerre.

MERCURE^ souriant, à part.

Non, Hébé m'avertit. Le maître débonnaire A fait sa paix. Le cygne a réparé ses torts. Donc, je n'ai plus besoin de la ceinture. Alors Soyons grand.

Haut. ' O Vénus, je t'éprouvais. Cette arme Céleste, la ceinture où dort le divin charme. Objet de tes regrets, dont les feux enivrants Embrasent la nature...

VÉNUS

Eh bien?

Je te la rends!

Encore !

VE NUS

M ERCUR E.

Encor, Cypris!

VÉNUS

A cause du tonnerre,

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