‹ Comédies (volume 3)Chapitre 172 sur 229 · Acte I, Scène V · texte numérisé non relu

Acte I, Scène V

Oui, mon enfant, il faut sous ta belle parure Voiler ton large front avec ta chevelure; Mais, je le jure, aussi tu seras bien payé D'avoir eu pour ta mère un instant de pitié. Plus tard, bientôt, mon fils, tu trouveras ta proie. Le Xante ensanglanté, les champs fumants de Troie Et tous les Phrygiens se hâtant vers ses murs! Sur leurs frères fauchés comme des épis mûrs, Devant ta claire épée ils fuiront comme un rêve. Et le cruel Hector, dont le front haut s'élève Comme un chêne que nul ouragan ne ploya. Tombera sous tes coups.

ACHILLE

O Deidamia !

Les Princesses paraissent, revenant du temple de Pallas par l'avenue qu'elles ont prise pour s'y rendre, et en mime temps le roi Lycomède sort de sa maison. — Ne voulant pas encore se montrer à eux, Thétis entraine Achille, en lui disant ;

THÉTIS

Viens!

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