‹ Comédies (volume 3)Chapitre 173 sur 229 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

DEÏDAMIA, TIIOÉ, ZEUXO, PERSÉIS, LYCOMÈDE.

LYCOMÈDE, allant au-devant des Princesses. Mes filles, —

• 78 Deidamia.

DEIDAMIA.

Seigneur, —

LYCOMÈD E.

O mes filles chéries!

Vous faites bien, laissant les parures fleuries, De prosterner vos fronts pour supplier les Dieux, Car le temps est venu des combats furieux, Et le grand crî d'Hellas, dans sa gloire outragée, Épouvante déjà toute la mer Egée.

L'âge a glacé mon sang. A peine puis-je encor Dans ma tremblante main tenir le sceptre d'or; Mais, pour vous protéger, vieux lion tutélaire, Je saurai, s'il le faut, réveiller ma colère.

La mer frémit et s'agite, et on entend gronder dans les jlots comme de sourds tonnerres.

Cependant, écoutez ! Quel prodige !

T HOÉ.

La mer S'agite avec fureur, —

PERSÉIS.

En dépit du ciel clair.

Z EUXO.

Comme un lion blessé, qui sanglote et qui souffre, Le flot pleure.

P ERSÉIS.

On entend les hurlements du gouffre.

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