Acte I, Scène VII
Et livrer tes bras nus aux griffes de la ronce Te ravit?
Et meurtrir parmi les pics neigeux Tes pieds blancs?
ZEUXO.
Nous pourrons l'enseigner d'autres jeux.
P ERS ÉlS.
Comme nous tu tiendras, Iphis, une quenouille.
T HOÉ.
Et garde que la laine en filant ne s'embrouille.
Tu pourras, sous tes doigts mariant les couleurs, Tisser une tunique où vivent mille fleurs.
THOÉ.
Nous savons des chansons que tu n'as pas connues.
PERSÉIS.
Et le soir, mariant nos danses ingénues, —
2EUXO.
Loin de la Nymphe errante et des Faunes moqueurs, —
THOÉ,
Nous tenant par la main, —
iS-i Deïdamia
ZEUXO.
Nous mènerons des chœurs Près du lac où la lune en tremblant se reflète.
THOÉ.
N 'est-ce pas ?
PERSÉIS.
N'est-ce pas, Iphis?
ZEUXO.
Es-tu muette?
D E ï D A M I A j à ses sœurs.
Taisez-vous, elle est triste et cherche le repos.
PE RSÉIS.
Non pas. Les rires d'or et les joyeux propos Consolent.
ZEUXO, à Achille.
Qu'as-tu donc? Veux-tu porter la lance Comme un chef?
Coinme précédemment, Achille reste muet.
THOÉ.
Ah ! qu'elle a du goût pour le silence !
PERSÉIS.
Tu ne parles jamais?
THOÉ.
Qui donc te le défend?