‹ Comédies (volume 3)Chapitre 184 sur 229 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Vénérable Thétis, Déesse aux beaux cheveux,

J'ai lu dans ta pensée ainsi que tu le veux,

Puisque tu désiras, par ta ruse subtile.

Que Deïdamia fût l'épouse d'Achille.

Sur ma fille adorable ayant jeté les yeux.

Tu veux mêler mon sang avec celui des Dieux,

Et moi, vieillard sans fils et que l'âge terrasse,

B92 Deïdamia.

J'accepte cet honneur que tu fa^s à ma race. Mais que nul ne pénètre avec un air moqueur Le secret endormi dans le fond de mon cœur! Car à quoi servirait au vieux roi qu'on renomme D'avoir déjà vécu deux fois l'âge d'un homme, S'il parlait au hasard comme les Jeunes fous, Celui dont cent combats ont usé les genoux, Et qui montre au regard des Dieux qui le protège, Le baiser de l'Hiver sur sa barbe de neige ! // entre dans la maison. Le rideau tombe.

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