‹ Comédies (volume 3)Chapitre 192 sur 229 · Acte II, scène III · texte numérisé non relu

Acte II, scène III

Illuminant le front sinistre de la Nuit,

De même une lueur vous précède et vous suit,

Princesses, et vos fronts ont des clartés d'aurore.

D EÏD AM lA.

O Rois, vos noms partout fameux, qui les ignore ? Ulysse et Diomède, illustres, sans rivaux, Encor pleins de jeunesse, ont fait mille travaux Dont Hellas est l'ardente et fière spectatrice. La Déesse aux yeux clairs, Pallas dévastatrice Dans les combats sanglants vous mène par la main. Puisse-t-elle bientôt, vous ouvrant un chemin Vers les murs d'Ilios, en faire votre proie!

ULYSSE, d'un ton affligé.

Vœux Stériles 1

L VCOM È DE.

Comment?

ULYSSE

Dompter la grande Troie, Nourrice de chevaux! Fou qui l'espère encor!

LYCOMÈDE, de plus en plus surpris.

Pourquoi donc.'*

U LYSSE.

Les Troïens ont pour leur chef Hector.

Eh bien ?

jov Deïdainia.

ULYSSE

Qui veut combattre Hector, court à sa perte.

LYCOMÈDEj indigné.

L'ai-je bien entendu! C'est le fils de Laërte Qui nous parle ainsi !

ULYS SE.

Roi, comment le vaincre, lui Cet invincible? Ainsi dans le ciel ébloui La foudre éclate, et sur Us collines prochaines L'ouragan furieux déracine les chênes, Tel le farouche Hector envoie au lîeuve noir Les guerriers et les chefs.

ACHILLE, dont la colère a grandi pendant

le discours d'Ulysse, et qui, ne pouvant plus se contenir,

éclate enfin.

C'est ce qu'il faudra voir !

D EÏ D A M I A, prenant Achille à part. Souviens-toi de ce que tu m'as promis.

ACHILLE, bas à Deïdainia.

Chère âme, Je m'en souviens ! Trembler comme la Peur infâme, C'est facile, et j'y puis réussir aussi bien Que cet Ulysse au cœur de lièvre.

DEÏDAMIA, avec tendresse.

Ne dis rien î

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