‹ Comédies (volume 3)Chapitre 220 sur 229 · Scène III. 35s · texte numérisé non relu

Scène III. 35s

Quel appétit De parler! Il tenait.

N É RI N E

Le sac est trop petit.

C'est impossible !

SCAPIN

Allons! Tu vas voir !

Bah! ton prône Est mal venu. Le sac est trop petit d'une aune.

Mais non ! Regarde au moins s'il n'a pas la longueur De Géronte!

Admettons qu'il l'ait... à la rigueur; Mais je ne comprendrai jamais qu'un homme veuille

Montrant Je sac.

Entrer là.

SCAPIN, insistant.

Ce barbon tremblait comme la feuille.

Moi, je l'encourageais du geste et de la voix.

N E R I N E, redoublant d'étonnement, et regardant le sac avec une expression d'incrédulité.

Et là dedans, son corps tenait ?

3S'î Les Fourberie^ de Wcrîne,

s c A P I N, se menant dans le sac.

Comme tu vois.

Facilement, sans nul embarras.

N p; R I N E, affectant la niaiserie.

Mais sa tête Passait, comme la tienne?

s C A P I N, ai'cc nue pitié complaisante.

Allons! tu fais la bête.

Cachant et découvrant sa tête tour à tour. Il ramenait ainsi les bords du sac, et rien Ne passait. Est-ce clair? Me comprends-tu?

N E R I N E, serrant vigoureusement la coulisse du sac et le fermant par un nœud solide.

Fort bien.

Criant pour être entendue de Scapin.

Lorsque l'on met les gens dans un sac, la malice Est de songer d'abord à serrer la coulisse.

SCAPIN, étouffant et criant dans le sac.

Heu!

N É R I N E, criant.

Tu tiens là dedans, monarque des valets ?

SCAPIN

Oui.

Tu ne pourrais pas sortir, si tu voulais?

SCAPIN, dans le sac, d'une voix étouffée. Non. Pas du tout.

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