‹ Comédies (volume 3)Chapitre 221 sur 229 · Scène III · texte numérisé non relu

Scène III

NÉRl N E.

Mais si.

Non.

N JÎ RIN E.

Ce n'est

pas

un leurre?

Je te

tiens là

captif?

SCAPIN

Sans doute,

A la bonne heure.

Elle prend un bâton et bat Scapin.

Tiens, beau ténébreux ! Tiens, vendeur d'orviétan! Tiens, phénomène! Tiens, héros! Tiens, capitan!

SCAPIN, criant dans le sac.

Nérine!

N É R I N E, h battant.

Tiens, lion !

SCAPIN, criant.

Nérine, ma délice!

Mon amour !

NÉRINE, criant et battant Scapin

Il fallait songer à la coulisse!

Imitant d'une manière enfantine les rodomontades de Scapin et de Silvestre, et pendant tout ce temps battant Scapin.

3S8 Les Fourberies de Nérine.

Où donc est ce Géronte ? Allons ! marchons en rang ! Donnons. Ferme. Poussons. Ah ! tête! Ah ! ventre ! Ah ! sanj Point de quartier. Comment vous reculez ! Eh! l'homme! Pied ferme. Ah! coquin! Ah! canaille! Tue! Assomme! Scapîn éventre le sac avec un couteau, et sort, haletant, effaré, ne sachant s'il doit se fâcher ou pardonner.

s G A P I Nj sortant du sac.

Ho ! holà là ! le ventre ! Oh ! le dos ! oh! les reins ! Ho ! la rude leçon pour mes contemporains ! Ho! Nérine!

NÉRINE, d'un ton railleur.

Quoi donc?

SCAPIN

Vous avez la main prompte.

Tâtantson dos.

Ho! ho!

N ERIN E, avec une candeur affectée.

Donc, c'est ainsi que tu battais Géronte? SCAPIN, faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Bien joué!

N É R I N Ej faisant la révérence avec une modestie ironique.

Monseigneur me comble!

Non, le tour Est bon, ma foi!

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