Scène III
C'est cela que tu veux.
A Scapin, d'un air tragique.
Eh bien ! ô mon vainqueur, Puisque la pitié même a péri dans ton cœur, Puisqu'il bat désormais
Reprenant le ton naturel.
Pour une péronnelle,
Reprenant le ton tragique.
Je pars, je vais te fuir dans la nuit éternelle, Et chercher du trépas le secours odieux.
Elle arrache des mains de Scapin le couteau avec lequel il n'a cessé de jouer, feint de se frapper, et jette le couteau.
Scapin, je meurs.
Elle se laisse tomber. — D'une voix mourante. Vivez, digne race des Dieux.
Elle feint d'être morte.
SCAPIN, s' agenouillant près de Nérine.
Nérine!.. A-t-elle fait tout de bon la folie De...
Il l'emhrasse.
Nérine, mon cœur!
Manifestant son incrédulité par des bouffonneries tragiques.
Oui, sa face pâlie...
Il l'embrasse encore.
Nérine, ma déesse!
Avec un regret comique.
Elle avait tant d'esprit!
Sur son front, où le lys jaloux naît et fleurit. S'augmente par degrés la blancheur léthargique.
3<5(5 Les Fourberies de Nérine.
Avec emphase.
Ah! plût au Ciel qu'instruit au grimoire magique, Je pusse ranimer par des philtres secrets L'incarnat de sa icue, et je l'épouserais...
N E R 1 N E rouvrant les yeux et se soulevant à demi. Avec joie.
Ah!
s c AFIN, regrettant de s'être trop avancé.
Pour un temps.
NÉRINE, retombant lourdement.
Je meurs.
SCAPIN
Non, pour toujours.
NÉRINE, se relevant avec gaieté et se jetant dans les bras de Scapin.
Embrass£ Ta Nérine, mon prince, et quittons la grimace.
SCAPIN
Mon astre !
NÉRINE
Mon trésor!
SCAPIN
Mon espoir !
NÉRINE
Mon tourment !