Scène VIII
O R G O N , même jeu.
Et je te la repasse.
La voilà !
X E A N D R E , mcme jeu.
Vainement vous voulez dépasser Ma prudhomie!
o R G o N , même jeu, A moi de te la repasser.
COLOMBINE^ se dégageant violemment.
Ah ! tout beau, s'il vous plaît! C'est un peu trop de zèle. Vous vous ferez du mal ! Suis-je une demoiselle Qu'on se jette de main en main comme un ballot? Vous n'y voyez pas clair : prenez votre falot. Tant de beaux sentiments à mettre en étiquettes ! Suis-je un volant ? peut-être, et vous les deux raquettes ?
A Lêandre, à part, dans un coin.
Epouse-moi Léandre, et quitte le tripot. Mon père est... non pas est, mais a dans un vieux pot Des boisseaux de ducats enfouis sous la terre Au fond de son jardin. Tu sauras le mystère. Je tiens les bons endroits.
LEÂNDRE, la regardant amoureusement.
Je les connais aussi, Cher amour ! •
COLO.MBINE, à Orgon.
Il consent, et tout est éclairci.
ORGON
C'est fort bien, j'applaudis à ce rapatriage.
Le Beau Lèaiidre.
Rien n'est moral au fond comme le mariage
A part. Forcé.
COLOMBINE
Cliacun après des temps plus ou moins lon| Se trouve enfin...
I, É A N D R E , avec MM soupir.
Heureux!
O R G O N , à Léandre, prophèliquement. Tu le seras !
Montrant sa maison.
Allons Célébrer là dedans cette aimable hyménée.
COLOMBINE, flM/)«Z>/»V,
Mesdames et Messieurs, la pièce est terminée. Lorsque la Muse agite avec des rires clairs La Rime, cette épée aux magiques éclairs, Et qu'elle vient à vous le front taché de lie, Ruisselante de pampre et vêtue en Folie, Souffrez-lui sa gaîté, même en de tels excès. Car son rire immortel est le bon sens français.
FLORISE