‹ Comédies (volume 3)Chapitre 70 sur 229 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

OLIVIER, CÉLIDÉE.

OLIVIER

Le jour naît.

m Florise.

CELIDEE.

L'Orient de pourpre se colore.

OLIVIER

O le joyeux réveil et l'éclatante aurore ! Madame, j'ai vingt ans aujourd'hui !

c É L I D É E, souriant.

Mon neveu N'est plus un enfant.

OLIVIER, résolument.

Non.

Avec une expression de foie.

Comme le ciel est bleu !

La divine senteur du mois de juin parfume L'air, tout à l'heure encore enveloppé de brume. Oui, j'ai vingt ans ! Je veux aimer, faire ma cour Aux cruelles. Cela doit être beau, l'amour, Lorsque l'on a vingt ans.

C É L I D É E, avec mélancolie.

Pour cela, je l'ignore.

Ami. Vous restiez seul, et vous étiez encore Bien frêle et bien petit quand mon frère mourut. Alors, excepté vous, tout pour moi disparut ; Les amants eurent beau m'appeler inhumaine ! Et cependant j'avais alors...

OLI VI E R

Vingt ans à peine.

Et vous êtes si belle et si jeune !

Page 1