Acte I, scène III. i2j
Montrant la Vérité, cette adorable vierge, Sous un masque, buvant avec avidité L'air pur des grands chemins avec la liberté, Et toujours vers les cieux élevant notre coupe.
OLIVIER
C'est un heureux sort.
HARDY
La moitié de notre troupe Est depuis avant-hier à Blois, chez notre ami L'hôte du Soleil d'or. Là, jamais endormi, Flamboie un feu riant, et le vin est sans lie Et la nappe est très-blanche et l'hôtesse est jolie Puis, les logis ont l'oeil ouvert sur une cour Dont une galerie en bois fait tout le tour. C'est là que nous devons jouer notre nouvelle Comédie, un produit de mon humble cervelle: L'Amazone Hippolyte, en un mot. Passions Et gaieté, rien n'y manque.Or, comme nous passions Tout près d'ici, faisant grand'hâte pour rejoindre Nos compagnons, àl'heureoù le jour allait poindre Et baigner de ses clairs rayons le bois fumant, Notre chariot va buter étourdiment Contre une grosse pierre et se casse une roue. Attendre, sous le vent qui vous fouette la joue, Qu'on eût raccommodé le coche triomphant. C'était bon pour nous, mais
Montrant Amarante et Lucinde, ces visages d'enfant Y périraient; voilà pourquoi je vous demande