‹ Comédies (volume 3)Chapitre 80 sur 229 · L U CI N D E · texte numérisé non relu

L U CI N D E

Monseigneur. ..

OLIVIER, à Lucinde.

Les plus beaux yeux qu'on vanie Ne valent pas ceux-ci. ^

CÉLIDÉE, à Guillemctte.

Va presser le festin.

Guillemctte sort.

HARDY, à Célidée.

Madame, nous rendons grâce à notre destin,

i2(j Florise.

Puisque notre infortune, aussitôt adoucie, Nous vaut tant de faveurs, dont je vous remercie. Nous ne troublerons pas vos heures; nous passons. Et, nourris dès l'enfance au bel art des chansons, Mes compagnons ont tous l'humeur vive et plaisante. Mais il sied, n'est-ce pas? que je vous les présente. Voici donc, car chacun doit venir à son tour,

Désignant Amarante et Lucinde.

Deux cruelles que suit le mendiant Amour, —

OLIVIER

En effet, deux Vénus!

HARDY, conihutavt.

Amarante et Lucinde.

Montrant Amarante.

On voit dans ces yeux-là les diamants de l'Inde,

Montrant Lucinde.

Et là, nos cœurs sont pris avec des tresses d'or.

AMARANTE, à Cèlidêe.

Il ment un peu.

HARDY, continuant à présenter les comédiens. Voici le seigneur Rosidor, Un brave qui, dans maint combat au clair de lune. Put faire voir un cœur plus grand que sa fortune. Sa vie est, j'imagine, un roman curieux Où sa vaillance rare et ses coups furieux De ses persécuteurs ont déjoué les trames. Voici deux ans passés que nous le rencontrâmes, Vers l'heure oîi le soir tombe, à l'angle d'un chemin.

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