SCENE VIL
HARDY
Jeune homme, que déjà mon cœur jaloux querelle, Va, j'ai bien vu tes yeux ardents fixés sur elle, Et ton vain espoir, mais, — souffre et meurs s'il le faut, Tu n'es pas assez grand pour atteindre si haut. Florise, vois-tu bien, c'est le trésor suprême Que nul ne volera. Ni d'autres, ni moi-même ! Les femmes dont tu peux adoucir les dédains Sont pareilles, sans doute, aux roses des Jardins ; Mais elle, c'est la fleur des glaces insensibles, Éclose pure au haut des pics inaccessibles, Sur qui versent leur flot de lumière, en songeant Délicieusement, les étoiles d'argent; C'estla fleur des sommets blanchissants, que respire La brise au vol affreux, que l'ouragan déchire, Qui ne voit que la neige auguste et le ciel bleu. Et que doit seulement cueillir la main d'un dieu ! Il entre dans le château.