‹ Comédies (volume 3)Chapitre 92 sur 229 · HARDY, SYLVAIN · texte numérisé non relu

HARDY, SYLVAIN

HARDY

Veillez, je vous en prie, à ce qu'on raccommode Le chariot. Je veux me remettre en chemin.

SYLVAIN

Dès aujourd'hui cela sera fait, ou demain, Si vous voulez.

HARDY

Non, pas demain. Aujourd'hui même.

s Y L VAIN.

Qui vous presse? Ébauchez ici quelque poëme. Etes-vous malheureux dans ces murs, où des rois Sont venus?

HARDY

Oh ! non, pas malheureux. Mille fois Trop heureux ! Le malheur nous retrempe, et féconde Notre vaillance ; mais, sur la scène du monde. Le bonheur bien souvent rend l'acteur idiot

î^6 Florise.

Et vulgaire ! Monsieur, veillez au chariot.

Sylvain salue profondément et s'enfonce dans une allée du parc. — Resté seul, Hardy se tourne vers le château avec une expression de dépit et de tristesse.

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