‹ ComédiesChapitre 100 sur 271 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

GLAUCÉ, DIANE, GNIPHON.

DIANE, à^Gniphon.

Eh bien, que disais-tu ?

• GNIPHONf confus.

Déesse, il était là Planté. Comme un oiseau, sans doute, il s'envola. Je l'ai vu, dis-je, vu, mais vu, ce qui s'appelle Vu. Son bras gracieux entourait celle b.^lle. Il murmurait : « Cher cœur ! » Il venait de poser Son arc. Tu dois avoir entendu le baiser.

DIANE

Misérable, va-t'en I

GNIPHON*

Oui, reine, \

A part.

Cœur de marbre I

DIANE, avec on geste menaçant.

Va

GNIPHON, montrant un arbre touffu, à part.

Je serai fort bien, pour tout voir, dans cet arbre!

11 feint de sortir, et grimpe dans l'arbre, où il se blottit. Diane entraîne Glaucé sur le devant de la scène, et là, la tenant par la main et la dévorant du regard, lui parle à demi- voix avec une vive émotion et une colère qu'elle ne peut contenir.

DIANE, à Glaucé.

Et toi, toi, maintenant, parle.

GLAUCÉ, à part.

Je meurs d'effroi l

DIANE, à Glaucé.

Parle, dis quel infâme était là près de toi?

GLAUCÉ, balbutiant.

J'étais seule...

DIANE

Ah! tu mens, à présent. Toi si purel Ce bruit qui m'a frappée au cœur, comme une injure* Ce baiser... car c'était un baiser, n'est-ce pas?

GLAUCÉ, pâle de terreur.

Non, reine.

DIANE

Si perfide ! Elle qui sur mes pas, Chaste, faisait songer aux neiges de la Thracel Ce n'est pas un baiser? Cacbes-en donc la trace

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