‹ ComédiesChapitre 101 sur 271 · A' TE J, SCÈNE VL · texte numérisé non relu

A' TE J, SCÈNE VL

Au moins! Di?-moi pourquoi ton frnut reste abattu? Pourcruoi donc frémis-tu? Pourquoi doue trembles-tu? Réponds. Cette rougeur, d'où vient-elle? Sans doute La fatigue, le vent? Parle donc, je t'écoute

GLAUCÉ, suppliante.

Déesse !

DIANE

Tes cheveux, qui les a dénoués?

Une branche, en passant!

Voyant les larmes dans les yeux de Glauce.

Ah! les Dieux soient loués 1 Tu pleures! Tiens, vois-tu mon visage? Ta honte L'empourpre ; ta rougeur à la face me monte, Et ta faute cruelle a, comme un trait subtil, Blessé mon propre sein. Mais que te disait-il? Rien, vraiment! ce baiser? un bruit dans le feuillage 1 La brise ! Non, Glaucé, ne mens pas davantage,

Lui posant la main sur le cœur.

Ces yeux mourants, ce cœur qui bat à se briser, Ces pâleurs... tu vois bien que c'était un baiser l

GLAUCÉ, se jetant aux pieds de Diane.

Grâce! grâce! pardon.

DIANE, sévère.

Relève-toi.

GLAUCÉ.

Diane !

Entends-moi.

DIANE, exaltée.

Tu connais la loi qui te condamne.

Pour vivre près de moi loin de l'homme odieux, Aux bois sacrés où sont empreints les pas des Dieux,

184 DIANE AU HfUS.

Où le cygne en passant nous touche de son aile, Je veux des cœurs plus purs que la neige éternelle Des montagnes, plus froid que le troupeau glacé Des étoiles. Suis-moi..

GLAUCÉ, entraînée par Diane, à part, avec dés© spoir.

• CherHylas!

DIANE

Viens, Glaucé.

Elles sortent. Gniphon attend que Diane se soit éloignée, puis il descend de l'arbre avec précaution, et regarde partir Glaucé.

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