SCÈNE III
Ouï.
XÉIUHE.
Parce qu'à l'appui d'un péril imminent Tu lui fais voir Silvestre en carême- prenant, (Je veux bien qu'il n'ait pas la bravoure d'Hercule,) Il se serait fourré dans ce sac ridicule 1
SCÀPIN.
Parfaitement.
NÉRINE
Ce sont récits de vieux garçons, Contes en l'air.
SCÀPIN.
Je l'ai mis dans le sac 1
NJÊRINE.
Chansons.
Qu'auraient dit de ce sac qui bouge et qui frissonne Les passants ?
SCAPÎN.
Je...
nArine Réponds.
Il ne passait personne.
Je t'ai dit mille fois le fait de point en point.
NÉRINE
Quelque sotte 1
SCAPBf.
Mais si»..
NÉMNB.
Je ne te croirai point.
Tu nous prends pour une autre et tu me vois bâtée. Je sais le train du monde.
236 LES FOURBEUJES DE KËRJNE,
SCAPIN
0 femelle entêtée !
Prenant le sac qu'il a apporté au commencement de la scène.
Le sac est celui-ci. (Fût-il plein de sequins!) Je dis au vieux Géronte effrayé : « Ces coquins Vous cherchent. Ce sont gens d'une farouche mine, Qui s'en vont criant, l'un : Tue ! et l'autre : Extermine I Et qui toute l'année ont le poignard aux dents. Us viennent. Cachez-vous du plus tôt là dedans. * Je lui montrais le sac.
NÉRINE
Et lui, Géronte ?..•
SCAPIN
Comme Je l'y poussais toujours, il s'y mit
Le pauvre homme !
Il tenait dans ce sac, dis-tu?
SCAPIN
Quel appétit De parler ! Il tenait.
NÉRINE
Le sac est trop petit.
C'est impossible !
SCAPIN
Allons ! Tu vas voir !
NERINE.
Bah ! ton prône Est mal venu. Le sac est trop petit d'une aune.
SCAPIN
Mais non ! Regarde au moins s'il n'a pas la longueur De Géronte !