‹ ComédiesChapitre 151 sur 271 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

OLIVIER, CÉLIDÉE.

OLIVIER

Le jour naît.

CÉLIDÉE.

L'Orient de pourpre se colore.

OLIVIER

0 le joyeux réveil et l'éclatante aurore 1 Madame, j'ai vingt ans aujoin d hui !

2R8 FLORISE

CÉLIDÉE, sériant,

Mon neveu N'est plus un enfant.

Olivier, résolument.

Non, Avec une expression de joia.

Comme le ciel est bleui La divine senteur du mois de juin parfume L'air, tout à l'heure encore enveloppa de brume. Oui, j'ai vingt ans! Je veux aimer, faire ma cour Aux crue [les. Cela doit être beau, F amour, Lorsque Ton a vingt ans.

CÉLIDÉE, Avec mélancolie.

Pour cela je ] Ignore, Ami. Vous restiez seul, et vous étiez encore Bien frôle et bien petit quand mon frère mourU Alors, excepté vous, tout pour moi disparut; Les amants eurent beau m/appeler inhumaine! Et cependant j'avais al ors „.

olivier.

Vingt ans À peinôP Et vous étiez si belle et si jeune !

CÉLIDÉE.

Oui, parfois On le dit encor. Mais, cachée au fond des bois. Timide pour vous seul, j'employai mon étude Constante à faire autour de nous la solitude, enfermée avec vous en ce château ri'Atjs, Je vous y vis grandir et croître, comme un lys Dont ou garde la Heur délicate et charmante. Sans avoir le temps d'être épouse et d'être amante, Je vécus; ma jeunesse a fui comme un tfut d'or ; Que m'importait! j'avais conservé mon trésor 1

Page 1