‹ ComédiesChapitre 153 sur 271 · ACTE 1, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE I

Garde an souvenir pur et ijne rien np profane, Tel qu'Amadis 6[>ri$ de la belle Ori&ncl

Pendant ces derniers vers, on a vu défiler lentement sur le chemin qui est en dehors du château, sans être aperçus d'Olivier et de Célidée, Hardy et les comédiens, Amarante, Lucinde, Pymante, Jodelet, vêtus avec une richesse bizarre. Rosidor vient le dernier, après que ses compagnons ont déjà disparu. Il regarde le paysage, le front haut, la main sur sa rapière, et campé dans une pose noble. A ce moment, Célidée se retourne, l'aperçoit, et ne peut - retenir un cri.

CÉLIDÉE, apercevant Rosidor* Dieux!

OLIVIER

Qu'avez-vous?

CÉLIDÉE.

Là-bas...

OLIVIER

Eh bien?

CÉLIDÉE.

Ce cavalier!

OLIVIER, voyant enfin Rosidor, que lui désigne Célidéa. .^ort-Dieu! l'étrange mine!

Après un dernier regard sur la campagne, Rosidor disparaît

• à la suite de ses compagnons.

Avec ce lourd collier Et cette épée au loin traînant dans la campagne, Il a l'air de Roland, neveu de Charlemagne, Quand, vainqueur de Mahom et des Mores hideux, Il taillait par surcroît les montagnes en deux. il est de belle taille.

CÉLIDÉE.

Et noble dans sa pose.

292 FL'ÏRISE,

La pluie a quelque peu fané son pourpoint rose, Mais sa moustache a l'air de poignarder les deux.

CÉLIDÉE.

Il a le front hardi...

OLIVIER

Superbe.. •

CÉLIDÉE.

Gracieux, Et sa plume s'envole ainsi qu'une fumée.

OLIVIER

Le géant Goliath, qui fauchait une armée,

Eut en son temps le port moins fier, sur mon honneur.

CÉLTDÉE.

Ce passant est sans doute un brave!

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