HARDY, SYLVAIN
Veillez, je vous en prie, à ce qu'on raccommode Le chariot. Je veux me remettre en chemin.
* SYLVAIN
Dès aujourd'hui cela sera fait, ou demain, Si vous voulez*
HARDY
Non, pas 4emam,Ai?iourai 'hui môme.
SYLVAIN
Qui vofcs presse? Ébauche,? ici quelque poë.me. Êtes-vous malheureux dans ces murs, où des rois Sont venus?
HARDY
Oh! non, pas malheureux. Mille fois Trop heureux! Le malheur nous retrempe, et féconde Notre vaillance; mais, sur la scène du monde, Le bonheur bien souvent rend l'acteur idiot Et vulgaire ! Monsieur, veillez au chariot.
Sylvain salue profondément et s'enfonce dans une allée du parc. — Resté seul, Hardy se tourne vw)e château avec une expression de dépit et de tristesse.