ACTE II, SCÈNE 1, >U
ROâinoft»
Ces veux, de qui l'Éclat m'est smil essentiel, TatiLôt snr leurs rayons m'e ni port ont vers le cM'i Et tantôt* me glanant d'une froideur barbai?*, Me font retomber seul dans la nuit du Ignare,
CÉLIDÉE.
Mes yeux font tout cela?
ROSIDOR
Oui, madame, et bien pis.
Car, parmi leurs longs cils dans les flammes tapis, Les Amours y font rage, étant là plus de mille.
CÉLIDÉE.
Gomme ce pays-ci d'ordinaire est tranquille, Monsieur, j'avais pensé qu'un hôte n'aurait pas Le bizarre dessein de retenir mes pas Sous ces arbres touffus que le clair soleil dore, Pour me crier au coin d'un bois : Je vous adoren Fût-ce, comme à présent, en mots mélodieux. Mais quoi! je me trompais!
ROSIDOR, tragiquement.
Je vous offense, ô Dieux!
CÉLIDÉE, d'un ton naturel.
Et comment?
ROSIDOR
Par ces mots qui peignent mon martyre !
CÉLIDÉE.
Les enfants et les fous ont le droit de tout dire. Je ne me souviens plus de rien. Allez en paix, Monsieur.
ROSIDOR
Gazons, rochers, noirs feuillages épais,
318 FLOIUSE.
Je vous p^r&nds à témoin <]iîer V ayant offensée, De survivre à ce coup je ifai pas la pensée. Se jetant à genoux et tirant à demi son epée.
Oui, madame, mon bras secondé par ce fer...
CÉLIDÉE.
A merveille !
ROSIDOR
Saura contraindre ici l'enfer A prendre en main le soin de venger votre injure.
OÉLIDÉE.
Admirable !
• ROSIDOR, décontenancé.
Comment?
CÉLIDÉE.
C?est au mieux, je vous jure.
ROSIDOR
Je ne vous comprends pas, madame.
CÉLIDÉE, à part.
Un baladin Vulgaire !
Haut.
Je disais que ce transport soudain, Présenté de la sorte au public idolâtre, Vous fera grand honneur, monsieur, sur le théâtre. Vous jouez à ravir le tragique.
ROSIDOR
En effet.
Vous avez pensé...
CÉLIDÉE.
Rien. Vous êtes un parfait Comédien!