SCÈNE IL
ROSTDOR.
Moi, Rosidorl berné, jouéi Plus de ressource! Et ma gloire d'amant toujours vainqueur, ma bourses- La porte dTor par où tous mes destins mauvais S'enfuyaient eu riant; tout ce que je rêvais, Diamants, galions, pis toi es, renommée, Tout à Ja fois me quitte et s'envole en fumée I Mon pourpoint se découd, j'y songe avec cfiroi. Oh! comme tout à. l'heure ils vont rue de moi! — Oui, si je laisse voir mon malheur, si j'avoue Ma défaite. Maïs si, la rougeur sur la joue, La moustache sublime et l'air étinnelnnt, Je sais prendre le front d'Achille ou de Roland, Quel railleur osera sur moi Mer le hlfimc? Que de fois un poltron, que do fois, 6 mun âme! u3 courtisan abject et traînant son lien, Que le maître a chassé durement comme un chien, Vous font sonner encore leurs Opérons dans i'herbet Et se tirent de peine avec un air superhel
320 FLORISE
Toujours on trompera les hommes, — ces enfants, — Si l'on fait résonner les clairons triomphants Au front tumultueux d'une armée en déroute 1
Apercevant les comédiens.
Mais qui vient par ici? Mes compagnons, sans doute, Qui s'avancent, troupeau misérable et rêvant. Tranchons de l'Amadis mystérieux devant * Ces histrions.
Il s'assied au fond de la scène- et semble absorbé par une pensée qui le charme. — Hardy entre sans le voir, accompagné d'Amarante et de Lucinde, qui se donnent le bras. Amarante, qui est la plus rapprochée de Hardy, lui parle à l'oreille.