‹ ComédiesChapitre 188 sur 271 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

FLORISE, CËLIDÉE, RÛS1D0R, PYJVIANTE, JûDELET, AMARANTE, LUC1NDE.

CÉLltJÉE, aux coméïiem.

Puisque vous îe voulez » puisque monsieur Hniidy L'exige, et vous entraîna, en son zelo étourdi; Puisque rien ne peut vous retenir mtlme une heure, Parlez donc! — Le ciel m'est témoin que ma demeure Vous fut hospitalière, et ne vous eût jamais Refusé son abri. C'est Lien, quittez-nous, mais Je garde Florise!

FLORISE, s^xcusank Ohl madame!...

Chose Faite.

Huit jours, vous me l'avez promis, C'est une fête Que de nous ménager le hasard a pris soin.

Aux comédiens Vous voyez qu'elle est fort souffrante - Elle a besoin

340 FLORTSE,

D'oubli. Cette retraite au bois ensevelie Calmera sa fatigue et sa mélancolie.

Après je vous la rends, forte et le cœur joyeux. Mais dans huit jours.

JODELET

Mais dans huit jours, nous serons vieux, Madame!

ROSIDOR

Nous garder Florise, c'est nous prendre Tout notre bonheur.

PYMÀNTE.

C'est mettre Uion eri cendre.

JODELET

C'est nous ôter notre âme, à ne vous rien celer.

CÉLIDÉE.

Ne la quittez donc, pas.

FLORISE

Laissez-moi leur parler, Madame, puis je vous rejoins.

CÉLIDÉE.

A tout à l'heure.

Célidée sort»

ROSIDOR, à Florise.

Ingrate I

PYMANTB.

Feu follet, dont la fuite nous leurre!

JODELET

le ne m'y trompe pas : vos huit jours, c'est toujours!

ROSIDOR

Hélas!

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