‹ ComédiesChapitre 187 sur 271 · H A II D Y · texte numérisé non relu

H A II D Y

Florise, il faut partir. Ce désir qui vous mord,

Cet alanguissement funeste, c'est La mort

Du génie. Ah] courons chercher Tâpre caresse

De la Muse aux heaux vous, notre seule maîtresse,

Et que sa grandeur soit notre unique souci.

Ahl fuyons.

FLOMSE,

Va-t'en, si tu veux. Je reste ici* J'aime Olivier d'Àtys,

HARDY

Hélas! pauvre Florïsel Vous êtes bien ma sceur, puisque mon cœur se brise. Vous croyez aimer... qui? cet enfant curieux, Qui sTenivre du ciel reîlété dans vos yeux, Et qui n'est rien. Divine amoureuse blessée, Il sort de vos regards et de votre pensée,

FLOHLSE.

Le rayon fugitif qui sur son front a lui.

Cfi feu, que vous croyez voir resplendir en mi,

C'est votre rêve, c'est votre âme, c'est vous-même 1

ri ci ris eT songeuse, baisse les yeux et garde* le silence. Après avoir en vain attendu et sollicité du regard sa réponse, Hardy, accablé «la tris lesse, retenant une tanne, sort; eu adressant à KlorUe un &diea désolé et muet. Demeurée seule,- Florlse reste un moment pensive, unis, tout a coup, relève la tête, comme réconfortée et rassurùiiéa par le sentiment de son amour,

FLOE1SE.

Que me fait tout cela ! je sais bien que je t'aime.

Elis lort lentement, en jetant un regard sur cette solitude s&uvaga et charmante, on elle a entendu les aveux d1 Olivier,

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