ACTE IM, SCÈNE LJ. 3tH
PYMANTE
En mes ennuis Je boirais un tonneau de muscat 1
JODELET
Moi, je suis Enragé !
BOSIDOR.
C'est le gain, autrefois si facile, Que je regrette !
JODELET
Moi, c'est Flôrise !
AMARANTE
Imbécile !
HARDY, entrant.
D'où vient tout ce tumulte, amis ? Quel trouble natt En ce lieu? Qu'avez-vous?
PYMANTE
Rien, monsieur, si ce n'esl Que nous sommes perdus.
HARDY
Comment?
JODELET
Réduits en poudre.
HARDY
Qu'est-ce?
ROSIDOR
Et que du malheur rien ne peut nous absoudre.
HARDY
Mais...
PYMANTE
Qu'il nous faut quitter la terrestre prison, —
346 FLORISE
JODELET
Et nous jeter à l'eau.
HARDY
Mais, pour quelle raison ?
PYMANTE
Par la raison, monsieur, qu'ayant fini de rire, Nous ne trouverons plus ici-bas de quoi frire.
HARDY
Enfin, qu'arrive-t-il ?
Ne vous l'ai-je pas dit?
C'est que Florise reste en cet endroit maudit Et nous quitte.
AMARANTE
Son cœur affolé de noblesse Nous abandonne.
JODELET
C'est là que le bât nous blesse.
PYMANTE
Et, si j'ose entrevoir les destins inconnus, Elle sera comtesse, et nous irons tout nus!
HARDY, *avec contrainte.
Je savais l'abandon de Florise. Une femme
Nous laisse; eh bien ! malgré le sort qui nous entame,
Sans elle nous vivrons encor.
Vous en parlez
A votre aise.
, HARDY
Du cœur 1