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SCÈNE PREMIÈRE

tfLORISE.

Qui le saura, mon cœur, si tu ne le sais pas? Soupires-tu déjà pour tes anciennes chaînes, Ou bien est-ce la vie heureuse sous les chênes Où, lassé désormais, tu trouves des appas?

Hardy ! — Comme en sa voix la tempête murmure 1 Tandis qu'il me parlait, je tressaillais, brûlant De ressaisir la torche et le couteau sanglant, Comme un guerrier pensif qu'éveille un bruit d'armure.

Celui-là, c'est un homme! — Il porte dans ses yeux L'appétit du triomphe et de la lutte amère. Il t'a domptée, ô Muse ! ô fuyante Chimère, Tu cèdes sous l'effort de son poing furieux.

Il est mon maître ! Et moi, je ne sais si je l'aime

Et si je pleurerai sur ma témérité,

Mais, en fuyant d'ici, comme un aigle irrité,

Je sens bien qu'il emporte une part de moi-même l

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