FLORIN
CÉL1DÉE, à Ha#dy.
Aveugle que j'étais ! — Ouï, vous aviez raison. Mon pauvre enfant, sans doute, Souffre déjà ! — Parlez encor, je vous écoute. 11 l'aime ?
HARDY, à Célidée.
Tous les deux ils croient s'aimer. Pourtant Si leur illusion durait plus d'un instant, Ils perdraient, en ce doux oubli qui les entoure, Elle son poétique esprit, lui sa bravoure I
CÉLIDÉE, à Hardy.
Alors, emmenez-la, c'est un devoir sacré. Sauvez-les. Sauvez-les tous les deux !
HARDY
J'essaierai.
Mais le comte inquiet, pressentant quelque drame. Nous observe I Changeons de propos.
Haut, et de façon à être entendu par Olivier et par Florise.
Oui, madame, Notre chariot crève à présent de santé. Il triomphe, plus beau qu'il n'a jamais été. Nous partons, car l'instant vient, quoique l'on diffère; Tous nos comédiens vont venir pour vous faire Leurs adieux. Et tenez, les voici.
t,es comédiens entrent et se groupent avec une sorte de solennité. Quand ils ont pris leurs places, on voit au fond de la scène Guiliemette sanglotant, s'essuyant les yeux avec son tablier, et Sylvain immobile comme une statue. Rosidor s'avance vers Olivier, etprf la parole au nom de ses compagnons.