SCÈNE III
TOUS LES PERSONNAGEa
ftÛSJDOR, à Olivier.
Monseigneur, Voir* riospit alité, ce précieux honneur, Reste en notre mémoire, et quand beaucoup de lustres Auront vu nos travaux ^jamlir, pcnt-Gtro illustrer, Nos vieux comédiens rediront à leurs fils Qu'ils ont été reçus dans le château d'Airs I
ou vit; h.
Oh I c'est trop reconnaître un si faible service,
PYMAXTE.
Non pas. L'ingratitude effroyable est un vice De bourgeois; —
3ÛDELET,
Nous, seigneur, vagabonds sous les cieux,
LUCINDE
Nous nous rappellerons votre accueil gracieux, —
AMARANTE, à Célidée.
Vos fleurs, —
PYMAXTE.
Et votre vin pourpré. — Quel sûr dictame Il contient ! J'en ai bu dix bouteilles, madame, Et je vaux maintenant plus que je ne valais.
JODELET
Nous nous rappellerons tout, —
Avec un profond soupir.
Même vos valets!
îflû FLOBISB,
GUtLLEUETTE, éclatant et fondant eu larme» . Hilhilhi!
ROSIDOR, solennellement, à Hardy.
Maintenant, que votre voix nous prête Son bon secours. Monsieur, soyez notre interprète.
CÉLIDÉE.
De quoi s'agit-il donc ?
HARDY, montrant les comédiens.
C'est que ces pauvres gens, Désirant reconnaître au mieux, bien qu'indigents, Vos bontés, comme ils font chez les nobles' Mécènes, Veulent représenter .devant vous quelques scènes D'une pièce nouvelle, assujettie aux lois Du mètre, que demain ils vont jouer à Blois.
CÉLIDÉE, gracieusement
C'est à merveille !
Mais nous prions qu'il vous plaise De voir nos héros grecs vêtus à la française, Tels que nous voilà, sans costumes, n'ayant pu Les déballer.
OLIVIER
Tant mieux. C'est d'un goût corrompu De rendre trop réel un sujet légendaire.
FLORISE
Certes.
Aux comédiens.
Que jouez-vous, amis? La mortdeDairr?
HARDY, à Florise.
Non pas, mais le dernier poëme que j'ai fait, L'Amazone IIippolyte.