‹ ComédiesChapitre 216 sur 271 · SCENE IL THËTIS, ACHILLE, • ACHILLE, continuant · texte numérisé non relu

SCENE IL THËTIS, ACHILLE, • ACHILLE, continuant

Quoi donc! moi dont les premiers jeux Furent de terrasser, dans les antres neigeux, Des louves, et qui fus instruit par le Centaure A faire voir mes bras tout sanglants à l'aurore! Moi qui perçais les ours de mes flèches d'airain! Moi qui sous le grand ciel redoutable et serein, Dans mes deux mains d'enfant encor toutes petites Emportais, pour jouer, les maisons des Lapithes,

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Et «rai pour rafraîchir mes veux jamais lasses. Baignais mon large iront dans les lleuves glacés, Je me résoudrais, moi que le carnage affame, A porter lâchement des parures de femme! Héros, je descendrais à des calculs si bas! Tu me veux, disais-tu, garder pour les combats? Une telle prudence, ô Reine, est trop subtile, Et ne conviendrait pas à la mère d'Achille. Que, portant la cuirasse et le casque mouvant, Je succombe avec Troie, ou meure auparavant, La Mort, dont j'attendrai la blessure inconnue, Dès qu'elle paraîtra, sera la bienvenue. Le laboureur obscur peut fuir ses sombres yeux; Mais les jeunes héros de la race des Dieux Doivent, comme au-devant d'une amante fidèle," Sitôt qu'elle apparaît, courir au-devant d'elle. Leur sang impatient, fait pour couler à flots Délivré par l'épée ou les lourds javelots, Et qui ne connaît pas l'ennui des terreurs vaines, S'indigne d'être obscur et caché dans leurs veines; Et lui-même, cherchant partout le coup mortel, Il veut montrer sa pourpre à la clarté du ciel ! Ainsi, ne cède pas à ta douleur stérile, Et laisse-moi combattre et vivre.

THÉT1S, avec tendresse.

O mon Achille i Obéis à ta mère. O mes seules amours, Qu'importe que tu sois ignoré qrreiqtpey jours! Zeus lui-même, jadis, parmi les chasseresses Prit les traits d'une vierge errante ara îowgues tresfcea! Obéis maintenant ! Bientôt, semant l'effroi, Tu combattras parmi les hommes, cérame um roi; Mais laisse auparavant, quittant leurs territoires, Les princes achéens assembler leurs nefe noires,

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