‹ ComédiesChapitre 229 sur 271 · ACTE T, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE T, SCÈNE IX

Cependant, obéis à ta mère divine!

Ktouii'e la. fureur qui brûle ta poitrine. Bientôt les Danaens jaloux t'emmèneront.

Jusque-là, que ces clairs joyaux cachent ton front, Car il faut que pour tous tu sois Ipliis encore I Il est prochain, ce jour à la sanglante aurore Où tu redeviendras pour tous Achille; mais Alors tu quitteras cette île pour jamais.

DEÏDAMIA, avec un sanglot.

Hélas]

LYCOMÈDE, à Deïdamia.

Les Immortels, si ta bouche les prie, Éloigneront ce jour fatal. 0 ma chérie, Laisse fuir loin de toi les noirs pressentiments, Et nous invoquerons Zeus, gardien des serments, Dont le tonnerre brille en déchirant la nue ! Mais va près de tes sœurs, car leur âme ingénue Loin de toi s'inquiète, — et calme ton effroi, Puisque ton jeune époux doit marcher avec toi Vers mon seuil que la mer tumultueuse effleure, Et, sa main dans la tienne, entrer dans ma demeure I

Deïdamia et Achille, qnu Lvcoraède suit du regard, entrant Uuns la maison.

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