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Et chaque vierge a bu le xin comme un Titan, Ou comme un sable dnor près rhi Uêuv-g Occati Absorbe Tonde amère et boit le Ilot humide.
LYCOMÈDE, à Ulysse et à Diomède.
Rois, mes filles quittant leur allure timide,
Ont parlé devant vous peut-être imprudemment.
DIOMÈDE
L'amour du sol natal a dans leur sein charmant Comme un rapide orage excité ces colères.
ULYSSE
Mais permets qu'à présent, sous tes yeux tutélaires, Nous puissions leur offrir quelques dons, par malheur Indignes de l'éclat de leur jeunesse en fleur.
Faites donc.
ULYSSE
C'est du moins l'amitié qui les offre.
A ses compagnons.
Compagnons, venez là. Plus près. Videz ce coffre.
Tandis que les Compagnons d'Ulysse vident le coffre et étalent sur la table les objets qu'il contient, Deïdamia attire ses sœurs à l'écart.
DEÏDAMIA, à ses sœurs.
Mes sœurs, n'oubliez pas, avec vos jeunes ans, Qu'un piège sûr est là, caché sous leurs présents. Imitons bien Achille et son âme hautaine, Et ces marchands de ruse en seront pour leur peine
Bas à Achille.
Toi, mon maître ! obéis enfin.
ACHILLE, bas à Deïdamia.
Mais tu le vois»
Je suis très-doux.
418 DEÏDAMIA.
DEÏDAMIA, bas à Achille.
Oui, comme un louveteau des bois!
ACHILLE, bas à Deïdamia. — Avec un sourire.
0 femme !
DEÏDAMIA, bas à Achille.
Hector n'est pas ici, ni son armée.
ACHILLE, bas à Deïdamia.
Hector ! — Plût aux Dieux qu'il y fût, ma bien-aimée !
% Les Princesses se rapprochent d'Ulysse, qui détaille et leur montra avec complaisance les présents étalés ^ur la table.
ULYSSE, aux Princesses.
Voici des thyrses chers à Bacchos, jeune Dieu, Des joyaux où reluit la chrysolithe en feu, Des tambourins légers, des quenouilles fleuries, Des peaux de daim où l'or éclate en broderies, —
A Lycomède, en lui montrant les armes étalées à côté des joyaux*
Et ces armes pour toi, d'un curieux travail, Où l'airain et l'étain sont rehaussés d'émail. Car, même vieux, on a l'âme encore occupée De tout ce qui charma la jeunesse.
Tandis que les Princesses admiraient les présents offerts par Ulysse, Achille est resté indifférent et distrait. Mais au moment où le roi d'Ithaque montre à Lycomède les belles armes qu'il a apportées, il relève la tête, puis tout à coup, voyant parmi les armes briller la lame d'une épée nue, il la saisit et s'en empare avec un cri de joie.
ACHILLE, saisissant l'épée.
Une épée!
ULYSSE, bas à Diomède.
Vois comme il a saisi l'épée !
DIOMÈDE, à Ulysse.
Et dans sa voix ' Entends-tu la fureur du héros ?