ACTE III, SCÈNE IV. 4H
Afin qu'à son aspect la vertu se devine1
La fa lue de l'Êpée, en sa forme divine ,
Est pareille à la feuille austère du laurier.
Suis les cheTs, ma chère âme, au combat meurtrier 1
Et c'est assca pour moi, puiseras Lu m'as nommeo
Ta DeTdamia chérie et bîen-armâe,
D'avoir pu te donner, bêlai ï pendant un jour
Ce cœur, qui resteri brûlé de ton amour;
Car Deïdamîa, ta compagne, fût-elle
Oubliée, a rnarr.hù dans ta route immortelle \
ACHILLE, enveloppant Deïdamia d'un regard suprême et tutélaire»
0 Dieux 1 gardez ici tout ce qui me fut cher ! Ce pur sang de mon sang! cette chair de ma chair! Et du haut de la nue éclatante et profonde Protégez ce front d'or et cette tête blonde! Secourez-les !•
DEÏDAMIA, tendant les bras vers Achille.
Adieu, mon maître ! Adieu, mon roi l Mon âme ! toi qui fus mon Achille ! Vers toi S'envoleront mes cris de douleur et de joie ! Tu m'avais prise, fier chasseur, comme une proie Qui sent la mort sereine entrer dans son œil bleu, Et je garde en mon cœur la brûlure et le feu Vivant de ton amour, qui fut mon seul délice. Va! je t'aime, et je suis heureuse.
ACHILLE, avec un effort suprême. '
Viens, Ulysse !
Ulysse et Diomède entraînent Achille, t.irdis que les Princesse» s'empressent autour de Deidamia.
LA PERLE