‹ ComédiesChapitre 35 sur 271 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

ARISTOPHANE, XANTHIAS

*^isérables mortels, victorieux bouffons,

En effet, voilà bien comme nous triomphons !

Poètes et soldats, dompteurs de bêtes fauves,

Quand le laurier descend sur nos fronts, ils sont chauves,

Et la Victoire, amour des jeunes, tend sa main

A des agonisants qui n'ont plus rien d'humain !

Nourrices des héros, ô Force, ô Poésie,

On veut tremper sa lèvre à vos flots d'ambroisie,

On y boit, mais on meurt, car le vin du trépas

Était au fond, hélas !

XANTHIAS

Je n'y goûterai pas.

ARISTOPHANE

J; le crois.

On entend au dehors les sons d'une musique délicieuse.

Mais d'où vient cette rumeur suave?

XANTHIAS

Quels accords !

Le tableau placé à droite s'anime ; la Musique en descend.

Page 1