‹ ComédiesChapitre 61 sur 271 · SCÈNE vu · texte numérisé non relu

SCÈNE vu

COLON Hl M .

Je lésine Pour voas plaire, et vous Tais moi- même une cuisine D'ambassadeur, avec rïf*n que vous nie donnez. Mais que je vous supplie, et vous m'abandonnez Sans payer seulement les rohea que je traîne l

ORGON, HrtVnyï?.

Colombine, mon cœur ! ma pouponne ! ma reine l

COLOMBINE

Vous n'avez pas compris tout ce que je valais.

ORGON

Si!

COLOMBINE

Je vais dès ce jour vous livrer aux valets I

ORGON

Grâce ! ma chère enfant !

COLOMBINE

Cherchez qui vous mijote I Ils vous apporteront des plats de la gargote.

ORGON

Non !

COLOMBINE

Des plats où les doigts auront fait des circuits l Des rôtis calcinés...

ORGON, désolé.

Et des ragoûts pas cuits !

COLOMBINE

Ils prendront, où l'on fait un commerce qu'empêche La police, des vins faits de bois de campêche l

ORGON

Ma petite mignonne !

f Ot> LE UEAÏ! LEANDRE.

COLOMBINE

En vain vous me flattez :

Dps bouillons sans couleur et des vins frelatés, Voilà votre lot.

ORGON, à part, avec attendrissement.

Ciel, à qui je rends hommage, Écarte de mes yeux cette funeste image !

Haut.

Colombe, mon trésor, vois-tu, j'ai réfléchi : Tes raisons et surtout ta grâce m'ont fléchi. Je m'en vais te donner ton argent.

Colombine veut parler, Orgon l'interrompt.

Point d'affaire.

Je ne demande pas ce que tu veux en faire.

COLOMBINE

Et vous faites fort bien.

ORGON, à part.

Son aplomb m'interdit.

D'autant mieux que jamais je ne vous l'aurais dit.

ORGON, à part.

C'est un grave malheur, mais enfin, sans rien prendre Chez moi, je donnerai les écus que Léandre Va m'apporter ici tout à l'heure.

COLOMBINE, à part.

Merci, Amour 1 mon Léandre est sauvé.

Léandre parait au fond.

Mais le .voici.

Quel bonheur ! C'en est fait des périlleux négoces, Je vois s'ouvrir les fleurs de mon bouquet Àe noces l

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