SCÈNE XL i
DUFRKSXY.
EhJ comment: Je saurais -je E
DESMAJïHES, très-vile.
Pour des glaces. De là le bonheur imprévu Qui t'arrive !
DUFRESNY, à bout de patience.
A la fin, j'y renonce !
DESMARRES
J'ai vu Tout à l'heure, à côté de moi, sur le théâtre, ' Le prince de Gonti, riant d'un air folâtre.,. Tu sais comme il rit bien !
Es-tu donc décidé A me pousser à bout?
DESMAHRES.
Jadis chez les Gondé Il me vit, quand j'étais épris de Véronique, Mon seul amour !
DUFRESNY
Où tend ceci?
DE8MARRBS.
Ma pièce unique, n la connaît l Veut-il citer le parangon De l'art, il dit toujours : Lisez Merlin Dragon
ANGÉLIQUE
Nous le lirons !
Et je...
DESMARRES
Il va le voirr même en province l
iiitï LE CUL' SIX DU ROI,
DUFRESNY
Qu'a ma fortune à faire avec le prince ?
DESMARRES
Pour être bien sincère, il n'était pas à jeun,
Et racontait tout haut à ce grand homme brun,
Tu sais bien, qui toujours l'accompagne... une histoire
Qui te... mais non, jamais tu ne pourras le croire.
DUFRESNY
Nous verrons bien.
DESMARRES
Gageons. Madame, au jeu du roi, Hier, loua bruyamment une chanson de toi. Le prince alors s'avance et défile tes titres ; Tes piquants Entretiens Siamois, ces chapitres Où notre La Bruyère eût glané, Le Dédit, Le Mariage fait et rompu, puis L'Esprit De Contradiction, puis l'adroit dialogue Du Joueur, un chef-d'œuvre !
DUFRESNY
Où va ce catalogue ?
Beaux chefs-d'œuvre, ma foi, qui ne m'ont rapporté Que beaucoup d'envieux et que ma pauvreté !
DESMARRES
Père ingrat! Entraîné par ton apologie, Sur ta bourse le prince a fait une élégie.
DUFRESNY
Et le roi ?
DESMARRES
Le roi dit : « Quoi ! mon pauvre cousin ! »
ANGÉLIQUE, doucement, à Dufresny.
Vous voyez qu'on vous aime encore, mon voisin l