SCÈNE XI
DE5MARÏU:S.
Bref! pour achever tout, il te donne une marque De son ressouvenir.,, mon anii> quel monarque I Les banquiers (vois jusqu'où va son affection) Auront leur privilège, à la condition De te compter demain soixante mille livres 1
DCFRESNY, embrassant Angélique.
O ma femme I...
DESMARRES
On s'épouse ?
DUFRESNY
O sort qui me délivres I
DESMARRES
On se marie ! alors ne soyez pas ingrats I J'espère, Dufresny, que tu m'inviteras,
DUFRESNY
Certes. Même je veux t'envoyer un carrosse.
Mais promets-moi du moins, pour égayer ma noce,
Que ce jour-là, quittant leurs airs étiolés,
Tes canons mieux en point paraîtront consolés l
DESMARRES, fâchô.
Mais...
A part, avec réflexion. Je lui répondrai, morbleu !
DDFRESNY.
Plus de souffrance 1 Cette enfant, que tu vois, ami, c'est l'Espérance ! Je l'épouse, et déjà pour fêter mon réveil, Le soir sur mes carreaux darde un rayon vermeil !
!S8 le cousin iïc roi.
Tout me sourit ! le roi m'a puni de mon doute. Son soleil a versé des pleurs d'or sur la route Où, triste pèlerin, sans but je cheminais. L'amour m'a refait simple et bon, et je renais!
DESMARRES
Moi, je te perds !
DUFRÉSNY.
Non pas, j'ai de l'or, c'est-à-dire Nous en avons ! Ainsi, va vers ce qui t'attire ; Accueille tes désirs en maîtres absolus, Obéis au caprice et né* t'avise plus De dire : « Adieu, paniers, les vendanges sont faites ! * J'ai de l'or, nous pouvons perpétuer les fêtes !
ANGÉLIQUE
Pas trop longtemps. Je veux l'ordre dans la maison.
DàFRESMY.
Vous êtes mon bonheur, vous serez ma raison !
DESMARRES, qui n'a pas cessé de se promener en rêvant profondément.
Tout leur va bien, Thisbé va convertir Pyrame ;
Se grattant le front. .
Mais moi, je ne puis pas trouver mou épigramme 1
Avec explosion. ,
Je la tiens !
Haut.
Tu plaignais pour le jour du repas Mes canons ? Que veux-tu ! toutle monde n'a pas Le bonheur d'épouser...