‹ ComédiesChapitre 96 sur 271 · MEUTE · texte numérisé non relu

MEUTE

On trouve...

EUNICE.

Assure-t-on...

GLAUCÉ.

Du charme à ce martyre!.

DIANE, irritée.

Tais-toi.

MÉLITE

Chacun prétend que ces chagrins sont doux.

EUNICE.

Et que ce mal...

GLAUCÉ.

Est bon à souffrir !

DIANE, tout à fait menaçante.

Taisez-vous !

Enfants, la volupté des cœurs de grande race, Non, ce n'est pas l'amour timide, c'est la chasse ! Entendez-vous le cor de mes Nymphes, là-bas? La chasse ivre et fougueuse, image des combats, Qui,: tout le jour, parmi la nature sacrée, S'en va, d'air balsamique et de sang altérée. Oh ! la robe agrafée au-dessus du genou, L'arc à la main, courir nu-jambes et nu-cou, Franchir un bras de fleuve en nos libres allures Et sentir les buissons fouetter nos chevelures, Voir le cerf éperdu fuir sous le vent des cors, Tandis que, remplissant les montagnes d'accords, Les voix des chiens de Sparte accouplés dès l'aurore Font retentir les bois d'un carillon sonore ! Gela, c'est vivre ! mais l'amour, à tort vanté, La cithare, les fleurs, c'est un charme inventé Pour des enfants, et non pour des vierges de Thrace. Plus de repos. Allons, mes vaillantes, en chasse ! Viens Glaucé.

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