‹ Comme on servait autrefois [microforme]Chapitre 39 sur 74 · I laissa de son mariage avec Olympe Emmanuel · texte numérisé non relu

I laissa de son mariage avec Olympe Emmanuel

trois se consacrèrent à Dieu ; les trois autres

furent mariées à MM. du Chatelet, de Maule-

vrier-Vergetot et d’Amfreville (1).

M, de Bellefonds retourna bientôt à la cour, Il s'était attaché au roi, dit le marquis de la Fare, dès le temps du cardinal Mazarin, lorsque tout le monde négligeait de faire sa cour à ce prince. Ce fut lui que le roi chargea, sur la fin des jours du cardinal, de lui

venir rendre un compte fidèle de l'état où il

de la Porte-Mazarin, sœur du due de Mazarin, un fils, Charles-Louis-Bernardin, qui mourut en 1710, après avoir épousé Anne-Madeleine Hennequin d'Ecquevilly. (Clef du cabinet, Novembre 1716, p. 362.)

1. M. le comte de la Bedollière ne donne que six filles à M. de Bellefonds ; dont une aurait épousé Jacques de Bullion, marquis de Fervaques. (Le Monde et ses travers, par M. le comte de la Bedolliere (L. G. de Bellefont). Paris, 1841, in-8, 2 vol.)— L'Histoire généalogique du P. Anselme (3 édit., 1723, in-fol, t. VIT, p. 597) donne ainsi qu'il suit la liste des enfants de M. de Bellefonds: 1° Jean, mort en 1668, à l’âge de 8 ans ; 2° Louis-Christophe ; 3° Marie-Madeleine, religieuse à Montivilliers; 4° Thérèse-Marie, mariée en 1688 au marquis du Châtelet ; 5° Jeanne-Suzanne, mariéeen 1091 à Ch. Fr. Davy, marquis d’Amfreville ; 6° Louise, mariée à J. Fr, du Fays, marquis de Vergetot ; 7° Bernardine- Thérèse, abbesse de Montmartre en 1699 ; 8 Françoise Bonne, morte à 17 ans; 9 Marie-Armande- Agnès, prieure perpétuelle des Bénédictines de Conflans.

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« était, et à qui il demanda plusieurs fois : En « est-ce fait ? » Je laisse au marquis de la Fare la responsabilité d’une assertion que démentent la plupart des Mémoires du temps ; son esprit plus que léger, son caractère insouciant, donnent peu d'autorité à sa relation, et moins encore à ses jugements sur les hommes. Je n'ajoute donc qu'une très médiocre confiance au portrait qu’il nous a tracé de M, de Bellefonds : « C'était un homme d’une ambition outrée, qui « aimait les routes particulières et détournées ; « ilavait de l'esprit, et même assez profond, « mais peu agréable et sujet à des imaginations «a creuses, Il était faux sur le courage, sur l'hon- « neur et sur la dévotion; il n’avait jamais rien « fait à la guerre qui méritât une grande éléva- « tion; il était pourtant capable de bien penser.» Je ne sais ce que la Fare entend par courage, honneur et dévotion, mais M. de Bellefonds a montré plus d’une fois qu’il ne manquait d'aucune de ces qualités ; je croirais assez vo

lontiers que, jaloux et envieux, la Fare enve-

quai s'en à ses (His Noai

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loppait dans la même animadversion et Louis XIV, el tous ceux qui méritaient ses faveurs ; il est à cet égard un autre Saint-Simon, ainsi qu'on l'a remarqué (1).

Le jeune seigneur était donc bien en cour:

nous allons en avoir de nouvelles preuves.

L'ambassadeur de France à Rome, M. le duc de Créqui, avait été insulté par la garde corse; les satisfactions que réclamait un pareil attentat n'arrivaient pas assez vite au gré du monarque offensé, Afin d'aider les bonnes intentions du pape, des troupes françaises, sous les ordres de M. de Bellefonds, passèrent les Alpes en 1663 (2)

et prirent leurs quartiers dans le Parmesan et

1. La Fare était un des frondeurs du règne, critiquant volontiers presque toute chose, et il ne faut pas s'en rapporter aveuglèément à ses jugements, ni même à ses récits, écrits souvent avec une singulière légèreté, (Hist. de madame de Maintenon, par M. le due de Noailles, t. IV, p. 375, note.)

2. «Le Roi fit alors passer en Italie, maigré la saison, sous la conduite du marquis de Bellefonds, lieutenant-général, avec le comte de la Feuillade, pour maréchal de camp, six ou sept mille hommes, à qui les ducs de Parme et de Modène avec celui de Mantoue donnoient des quartiers d'hiver dans leurs états. » Hist. de Louis XIV, par Pellisson. Paris, 1749, t. I, p. 156)

le Modenais ; le maréchal du Plessis devait les y rejoindre avec le reste de l'armée, ou la paix les rappeler en France (1). Ce fut pendant cette campagne, promptement terminée par un accommodement, que le roi envoya à son favori les provisions de la charge de son premier maître d'hôtel, qui était vacante par la mort du marquis de Vervins (2). » — « Cette charge, sans être des charges du premier

rang, est une de celles qui donnent le plus

« d'accès auprès du roi, etle plus d'agrément

« dans le public. Il la mit sur un très-bon « pied (3). »

Moréri parle d'une ambassade en Espagne dont le marquis de Bellefonds aurait été chargé en l’année 1665 : ce fut probablement pour aller

complimenter Charles If, de la part du roi, à

1. Mém. de du Plessis. — « Au mois de Janvier 1664, des pouvoirs étaient expédiés pour le maréchal du Plessis-Praslin, commandant en chef, pour le duc de Créqui, le marquis de Bellefonds, le marquis de Fourilles et le comte de Duras, lieutenants généraux. » (Hist, de Louvois, par Camille Rousset, t. 1, p. 32-33.)

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