‹ Comme on servait autrefois [microforme]Chapitre 69 sur 74 · Journal de Dangeau, i, I · texte numérisé non relu

Journal de Dangeau, i, I

DERNIÈRES ANNÉES Du MARÉCHAL, — $A MORT.

Le maréchal de Bellefonds rentra encore Pour quelques années dans la vie de la cour (4). Ce fut pendant ce temps, en 1685, qu'il connut Burnet, évêque de Salisbury. Ce Prélat angli. Can, Qui parcourait l'Europe en touriste, arriva à Paris, « Alors, raconte-t-i], Commenca ma « liaison avec le Maréchal de Schomberg, qui

“ Mais esprit des plus faibles. Il lisait assidü- “ ment les Écritures, et Pratiquai, au milieu de € la cour les vertus d’un solitaire (2). » Je ne Sais pas ce qui fit paraître la faiblesse d'esprit

4, M. de Bellefonds n'aurait-i] Pas éprouvé une nouvelle disgrâce Pour son revers de Girone ? Ce qui me e ferait croire, c’est le Passage suivant d'une lettre de

Madame de Sévigné, écrite le 12 avril 1692 : « On

de M. de Bellefonds ; seraient-ce ces lectures et

cette conduite ? ou bien ses tentatives de con-

version sur Brunet ? car «il avait si bonne

« Opinion de moi, qu'il se flatta de m’atten-

« drir par de grands exemples de dévotion. D

persuada en conséquence à la duchesse de

« La Vallière qu’elle était appelée à devenir

« l'instrument de ma conversion. Il m’apporta

« une lettre d'elle, par laquelleelle me priait

« de l'aller trouver, à laquelle j'y fus deux fois.»

Je n’ai pas trouvé d’autres traces de ces rela-

tions.

De 1685 à 1692, on peut, le Journal de Dan-

ait que le tombeau de M. de Louvois fait des miracles ;... il fait marcher des gens qui avaient les jambes rompues, qui sont le maréchal de Bellefonds ei Montrevel. C’est en vérité un plaisir que de revoir de si bons sujets sur la scène. » Elle se corrige dans une autre lettre du 17 avril 1692; mais elle aura du moins rapporté un bruit qui circulait à propos de l’éloignernent du maréchal de toutcommandement , « Ce n'est pas la mort de Louvois, qui à fait rentrer dans le service Bellefonds, Choiseul et Montrevel; c’est la plus rande guerre qu'aura jamais roi de France sur les ras, qui fait rentrer ces gens-là. »

1. Hist. de mon temps, par Burnet. Paris, 1827 ; t, III, p. 328.

LE MARÉCHAL DE BELLEFONNS. 245 CRE Sn ons CC

Versailles (1% juin 1685) avec MM

d'Humières et d’Estrades ; Chasse à Anet ;

grand intérêt, Mariage de deu

Quelques faits plus saillants doivent Cepen-

dant être COnservés, En 1687, le 18

février, Madame de Mon

ait au Comte de efonds demande à nement de Lorraine, (1) »

imorency écriv Bussy : « Le Maréchal de Bell “ Cor età cri le Sgouver

En 1688, il était Porté sur la liste des futurs

-Esprit, et En recevait les

Page 1