‹ Comme on servait autrefois [microforme]Chapitre 70 sur 74 · FRS · texte numérisé non relu

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insignes le 1°" janvier 1689 (1). Madame de Sé-. vigné, dont les spirituels commérages sont si précieux pour l’histoire intime de son époque, nous apprend encore que, le 18 février 1689, M. de Bellefonds assistait à Saint-Cyr à une des représentations d’£sther ; « il vint se mettre, « par choix, à mon côté droit. Nous écou-

« tâmes, le maréchal et moi, cette tragédie avec

une attention, qui fut remarquée, et de cer- « taines louanges sourdes et bien placées. J'en fus charmée ; et le maréchal aussi qui sortit

de sa place, pour aller dire au Roi combien

il étoit content, et qu'il étoit auprès d’une

dame qui étoit bien digne d’avoir vu £sther.» En 1690, le 20 avril, madame la Dauphine

mourait à Versailles, et par cette mort, écrit madame de Sévigné, « le maréchal de Bellefonds perd son bien. » En qualité de premier écuyer,

1. « Le maréchal de Bellefonds était totalement ri- « dicule, parce que, par modestie et par mine indif- « férente, il avait négligé de mettre des rubans au bas « de ses chausses de page, de sorte que c'était une « nudité. » (Lettres de madame de Sévigné du 3 janvier 1689.

il devait accompagner le corps de la princesse à Saint-Denis, mais, raconte Dangeau, « il pria le roi de l’exempter de ‘ette fatigue; ce fut le le marquis de Bellefonds, son fils, qui marcha en sa place. »

Il était de la destinée du maréchal de mêler son nom à celui de presque tous les personnages marquants de cette époque. En 1690, nous le voyons un des plus assidus à fréquenter la petite cour de Saint-Germain, asile de la royale famille d'Angleterre. Jacques II, curieux de connaître de près les merveilles que l’on racontait de la Trappe, s'était adressé à M. de Bellefonds pour l’y conduire : car il savait les anciennes relations qui avaient existé entre lui et le célèbre réformateur qui en était encore abbé. C'était en effet à M. de Bellefonds que l’abbé de Rancé avait écrit, en 1678, la lettre par laquelle il défendait sa doctrine de toute mauvaise interprétation et déclarait ses véritables sentiments. (1)

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