Louis XIV fit reunir une arm L oMmmes commandée par le
- Sous le roi Jacques, qui elle,
6e de trente mille Marcchal de Bellefonds, EVait s'embarquer avec
peur de vous fatiguer. Présentement que je suis obligé de répondre à la lettre dont vous avez bien voulu m'honorer, j'appréhende que ma réponse ne vous trouve plus en Normandie ; deûst elle estre perduë, je voudrois que vous fussiez desja dans Londres prest à rétablir le roy d'Angleterre sur son Throsne. Humiliezvous souvent Monseigneur en la présence de Dieu; reconnoissez que le succès de cette grande entreprise doit estre son ouvrage; qu il n’apartient qu'à luy, qui est le seul maistre des Esprits et des cœurs, de ramener ceux des Anglois et de les soumettre par douceur a leur prince légitime, que comme il est le Dieu des armées et des batailles. il est aussy le Dieu des victoires, qu'il les donne a qui il luy plaist et quandil lui plaist, et qu'en vérité il n’y a que luy qui puisse vous la donner s’il s’agit de reprendre par force l’Angleterre avec les seules troup:
que vous avez. Espérez la néantn le sa
bonté, et employant tout ce qu ous avez
d'habileté, d'expérience, de valeur, d'oflicirs et
de soldats, mettez si absolument en luy seul vostre confiance, que vous puissiez dire lorsque vous débarquerez en Angleterre, Æ£go venio ad te in nomine Domini exercituum, Dei agminum Israel... quia non in gladio,nec in hasta salvat dominus, ipsius est enim bellum, et tradit vos in manus nostras. Vous connoissez ces sentimens, vous sçavez qu'ils sont de David au chap. 17 du Ier livre des Rois.
« J’ay bien de la joye que vous soyez content des deux hommes que je vous ay donnés ; j’espère qu'ils continuëront à bien faire.
« Le prélat dont vous me parlez est bien à plaindre, je ne l'ay point encore veù, parce que j'avois une bande de solitaires quand il est are rivé, et qu'avant la fin de la retraite on l'a mené à la campagne d'où il n’est revenu je croy que d'hier, Je luy témoigneray et a toute sa famille les bontés que vous avez pour luy; et pendant que l'on travaillera a rétablir sa santé, je m’appliqueray à remédier aux peies de son esprit, qui
necontribuent pas peu à rendreson corps malade.