LE JAPON
Le Jap*, qui raffole, dit-on.
De chaussure vernie,
Les porte — chacun sa manie — Au bout de son bâton.
Ainsi l'éclat les en décore
Sans blesser leurs pieds nus.
Ainsi, sans doute, eut fait Vénus :
J'en sais d'autres encore...
— Joli ! très joli ! î dit la princesse. Et bien personnel.
— Oui, soupira Jason, bien personnel.
Je continue par :
l'arrivée a SAIGON
« Pourquoi, dis-je, ville aux eaux lentes. Tant de messieurs en blanc Ont-ils neigé du ciel tremblant Sur tes berges sanglantes? »
Et, seul où l'œil se récréât.
Brillait en haut d'un bouge
Le violet, sur tout ce rouge, D'un bougainvillea...
... Tels aujourd'hui, double amulette.
Talisman sombre et frais,
Mon regard vous boit à longs traits.
Beaux yeux de violette.
— C'est donc que vous aimiez les yeux bleus, dit Médée, avec mépris. Les siens étaient, ce jour-là, vert-de-gris et tels qu'une eau dormante.
— ALGER, lut encore l'explorateur :
J'évoque sur tes bords heureux
O Méditerranée, D'une amoureuse après-dînée L'ombre, le rocher creux.
Ou ce vestige périssable
Et trop vite effacé.
Qu'en témoignage avaient tracé
Ses hanches dans le sable.
— Oh! dit la princesse, ses hanches...
— Mais, ajouta Jason, il y a encore le