‹ Comment collectionner les spécimens zoologiques pour le Musée commé moratif Victoria [microforme]Chapitre 22 sur 25 · OBJETS NECESSAIRES AU COLLECTIONNEUR · texte numérisé non relu

OBJETS NECESSAIRES AU COLLECTIONNEUR

Pour la recherche des coquilles terrestres, une houe «Ferris» est très utile. On peut s'en faire une au moyen d'une petite houe ordinaire dont on fait couper la lame à trois pouces environ du bord supérieur, et que l’on aiguise ensuite. On coupe le manche en ne lui laissant que la longueur d’une canne. On a là un outil très commode pour retourner les morceaux de bois pourri, et pour fouiller dans les souches ou sous les feuilles mortes. Il est bon d'emporter avec soi une petite pince, à bout recourbé, pour saisir les petites espèces. On fera bien aussi de se munir de petites fioles pour y placer les petites espèces, autrement elles risqueraient de se perdre ou de se détériorer au contact des autres. Il est préférable de ne pas mettre les petites espèces dans l'alcool en les prenant, vu que le mollusque y meurt immédiatement et plus ou moins sorti de sa coquille. Si, au contraire, les espèces sont renfermées dans des fioles vides, et qu’on les y laisse un certain temps, les mollusques se retirent dans leurs coquilles, laissant l'ouverture libre, ce qui en facilite l'examen. Cela est surtout nécessaire pour les Pupides, espèces chez lesquelles l’arrangement des dents de l’ouverture constitue un caractère spécifique important.

Pour les espèces de forte taille, il vaut mieux se munir de petites boîtes de fer blanc, que l'on peut glisser dans les poches de son habit. On doit apporter avec soi plusieurs boîtes et un certain nombre de petites fioles, afin que l’on puisse séparer les spécimens pris dans des localités différentes.

Pour les espèces fluviatiles, il est bon de se munir de ce gobelet à long manche que les anglais appellent «dipper »;

seulement, on en remplace le fond par une fine toile métallique. On attache solidement le manche de cet ustensile à une canne et l'on s’en sert non seulement pour prendre les grosses espèces que l’on aperçoit au fond de l'eau, mais aussi, et surtout, pour racler dans la vase et le sable où vivent une multitude de petites espèces que l’on ne pourrait pas trouver autrement. On remplit au hasard le gobelet et l'on vide ensuite le contenu dans un sceau ou autre vase, et !’on apporte le tout chez soi, car si l'on se mettait à la recherche des espèces sur les lieux mêmes, les plus petites risquer. ient de passer inaperçues. On étend la vase et le sable au soleil pendant quelques minutes et l'on peut plus facilement, après que le tout s'est desséché, y trouver les petites espèces. Il sera même nécessaire de se servir d'un verre grossissant pour ne pas risquer de perdre les toutes petites espèces.

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