‹ Comment finiront Guillaume II et ses complicesChapitre 13 sur 57 · I . Ich hàbe das nichl geiuolltl (Guillaume II · texte numérisé non relu

I . Ich hàbe das nichl geiuolltl (Guillaume II

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(( cuteurs viennent ensuite les chefs militaires. (H Mais le verdict général porte sur toute l'AUe- (( magne, car tous ses citoyens, du premier jus- (( qu'au dernier, se présentent aux yeux du « monde, étonné au début, révolté ensuite, (( comme solidaires dans l'œuvre de dévasta- (( tion, de meurtre, de pillage et de lâcheté, qui (( signalera aux yeux de l'histoire la guerre que « l'Allemagne a déchaînée. » Le peuple allemand n'a-t-il point renouvelé sa complète solidarité avec Guillaume II au lendemain de la révolution russe?

Enfin, et toujours pour adjurer les Alliés de compléter par le châtiment personnel et corporel des criminels les réparations politiques, ethniques et matérielles que la Germanie et ses associés leur doivent, voici les lignes indignées dont un Allemand a cinglé les pangermanistes. Elles sont les premières, et les seules, à ma connaissance, qui frappent sur les deux joues les excitateurs au vol de territoires et au pillage, principaux artisans de la terrible lutte où les droits inviolables de l'humanité ont failli périr. Le professeur Foerster écrit : ce Si le peuple alle- « mand se doutait du tort que depuis des années (( tous les articles pangermanistes ont fait à (( notre pays à l'étranger; s'il soupçonnait l'in- (( quiétude que les autres nations en ont ressenii tie à notre égard, la défiance et l'hostilité que ((les neutres en ont conçues; s'il se rendait (( compte combien dans le moment présent cette (( propagande éloigne toute possibilité de paix, (( — alors une véritable tempête se lèverait dans

GUILLAUME II ET SES COMPLICES lOI

(( le pays contre cette clique de Welipolitiker.,. (( Quand la guerre sera finie, on réglera leur (( compte à fond à tous ces messieurs du pan- (( germanisme. Avec des arguments frappants (( et irréfutables, on prouvera la dette de com- (( plicité, la dette de sang de tous ces écrivains, (( de tous ces orateurs pangermanistes dans la (( guerre mondiale ^ . »

Les Alliés n'auront besoin de personne pour faire justice. Ils opéreront eux-mêmes.

Ainsi, la nécessité du châtiment personnel juridique échappe à toute discussion. Le monde l'attend et l'appelle. « On ne fait pas la paix avec des brigands, » disait récemment M. Lloyd George à la Chambre des communes. Mais je pose en principe que le châtiment doit émaner des tribunaux criminels civils. Ce serait faire trop d'honneur à des bandits que de les traiter en militaires. Ils ne le sont plus depuis longtemps. Il faut voir en eux autant de Bonnots et de Cartouches, de brigands armés, d'apaches de haut vol. Et dans cette catégorie je place, bien entendu, leurs éducateurs, ceux qui leur ont mis la théorie à la main, les bandits de l'arrière, — criminels de droit commun autant qu'eux, pour parler la langue des magistrats.

Quant à la procédure à suivre, on la trouvera exposée plus loin; et l'on verra qu'elle n'a rien de très compliqué. Là, comme pour la victoire, l'important est de vouloir, A l'heure de la répression, les Alliés n'auront aucune peine à réa-

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