I. La justice française ne saurait admettre qu'un tel
96. X., général, commandant la 13"^ division d'infanterie bavaroise en février et mars 19 17. Pillage et destruction des villes de Liévin et de Lens. Saccagement de cette région. Profanation et saccagement de la partie française du cimetière de Boisleux-au-Mont (Pas-de-Calais). Par contre, les Barbares ont embelli la partie alle-^ mande de ce cimetière, au détriment des tombes françaises, volées de leurs ornements et de leurs arbres. (Témoignage d'un officier supérieur anglais^ mai iÇiy.)
97. X., général, commandant l'artillerie du fort de Brimont (Marne). Complice du bombardement de la cathédrale et de la ville de Reims, en mars-avril 19 17. 36 personnes tuées en avril. Le 3 mai, incendie et destruction du magnifique hôtel de ville de Reims, construit sous Louis XIIL
98. X., colonel ou lieutenant-colonel du 338^ régiment d'infanterie (armée Rupprecht de Bavière) en février. et mars 19 17. Pillage et destruction du village de Sempigny. Destruction des semences et des instruments agricoles. Profanation de l'église. Actes de cruauté et saccagement dans la région (8^ rapport français),
99. Von Krupka, major à Péronne, en 1916 et 19 17. Menaces contre la population par voie d'affiches. L'un des chefs qui ordonnèrent le
monstre demeure impuni. Elle doit parvenir, coûte que coûte, à retrouver cet homme et à le faire guillotiner à Vaucourt même.
pillage et la destruction de Péronne en mars 191 7. (Treuves de culpabilité fournies par une affiche retrouvée,)
100. X., officier prussien, qui commanda le peloton d'exécution du capitaine Fryatt, de la marine marchande britannique, assassiné judiciairement en 191 5. (Violation des conventions de la Haye.)
101. X., officier commandant le sous-marin qui torpilla et coula le paquebot Falaba (191 5). 112 noyés, passagers et marins.
102. X., officier commandant le sous-marin qui torpilla et coula le vapeur cAguila (19 15). Neuf noyés, 3 hommes et i femme tués.
103. X,, officier commandant le sous-marin qui torpilla et coula le navire-hôpital anglais Vonegal^ le 17 avril 19 17. 41 noyés, dont 29 militaires blessés soignés à bord. (Huitième navire-hôpital coulé.)
104. X., officier commandant le sous-marin qui torpilla et coula le navire-hôpital anglais Lanfrancj le 17 avril 1917. 38 noyés, dont 33 militaires blessés soignés à bord. Parmi ces derniers figuraient j ^ blessés allemands. Ce crime et le précédent ont entraîné une double protestation de la Croix-Rouge de Genève et de l'Amirauté britannique ^
I. A la date du 17 avril 19 17, les sinistres bandits de mer avaient déjà torpillé neuf navires-hôpitaux et. plusieurs navires
105. X., officier commandant le sous-marin qui torpilla le navire-hôpital anglais Gloucester- Casde^ le 30 mars 19 17. (Le gouvernement de Berlin a avoué ce crime par radiotélégramme officiel)
B. — Austro-Hongrois.
106. Comte Berchtold, ministre des affaires étrangères d'Autriche-Hongrie en juillet 19 14. Un de ceux qui sont le plus responsables de la guerre, le digne compère de Bethmann- HoUweg. Violente campagne diplomatique en faveur de la destruction de la Serbie et de l'asservissement des peuples balkaniques à l'Autriche. S'est opposé aux propositions pacifiques de France et d'Angleterre et aux conférences suggérées par la Russie. Volonté formelle de faire la guerre et de rejeter les satisfactions accordées par la Serbie dans sa réponse à l'ultimatum.
107. Weber von Webenau, feld-maréchal, commandant d'armée en janvier 1915, le bourreau du Monténégro. De décembre 191 5 à avril 19 1 6, vols, pillages, fusillades de patriotes, viols et assassinats de femmes. Vol des res-
de secours portant des vivres à la Belgique occupée. Au ler mai, le nombre de navires marchands neutres coulés par eux, depuis le début de la guerre, s'élevait à plus de 2000 dont 410 norvégiens.
sources alimentaires et agricoles. Régime de terreur, augmenté, en 19 17, du travail forcé au profit des Austro-Hongrois.
108. X., général, gouverneur militaire de Trieste, 1914-1916. Régime de terreur sur la population italienne et dalmate. Emprisonnements arbitraires et, très probablement aussi, exécution en prison de patriotes triestins. Destructions d'immeubles italiens. Bombardement par avions des villes ouvertes d'Ancône, Padoue et Venise. Aquila bombardée en mai 19 17 ; une église en partie détruite. Habitants tués, œuvres d'art perdues.
109. HoRCHSTEiN, général, commandant le 6^ corps d'armée opérant en Serbie. A Rouma, le 14 août 19 14, il proféra l'ordre suivant : « Dans le cas où les habitants commettraient une faute quelconque, les otages seront tout de suite mis à mort et la localité brûlée. » Massacres de vieillards et d'enfants, femmes et jeunes filles violées, incendies et pillages.
II G. X., général, gouverneur militaire de Trente (19 14 et 191 5). Destruction systématique des faubourgs de la ville de Trente et de plusieurs villages du Trentin. Emprisonnement et exécutions de patriotes, hommes et femmes. Régime de terreur imposé à la population. Assassinat de civils, suspectés de patriotisme italien et non condamnés par aucun tribunal. Déportation à Vienne de M^^' Enrici, évêque de Trente.
111. ZoLLERN, colonel. A Tchenstokhova (Pologne), ce bandit à main armée pilla et dévasta la ville. Les habitants simplement soupçonnés d'être hostiles à l'armée autrichienne eurent leurs maisons détruites, avec défense d'en sortir, même les femmes et les enfants, pendant l'incendie ^
112. Preuster, lieutenant-colonel. Commandant de place à Kalich (Pologne), il ordonna le pillage, l'incendie de la ville, puis le massacre des habitants. Il faut renoncer à décrire les scènes d'horreur qui accompagnèrent ces atrocités, contre lesquelles l'assassin François-Joseph, « brillant second » du bandit Guillaume, n'éleva jamais le moindre blâme.
113. Chrenzer, major au 26^ régiment d'infanterie austro-hongrois, armée opérant contre les Serbes ( 1 9 1 4). Il massacra de sa propre main des prisonniers et des paysans qu'on lui amenait. Le vol et le viol, tolérés et encouragés par lui, servaient de passe-temps à son bataillon.
114. X., major commandant le 22^ régiment de honved hongrois. C'est lui qui dit à ses recrues : c( Lorsque vous serez entrés en Russie, n'accordez ni quartier ni merci aux vieillards, aux femmes et aux enfants, quand même ces der-
I. Les Alliés possèdent le texte de cet incroyable ordre du jour.
niers seraient encore au ventre de leur mère ^ »
115. Reimond, major d'un régiment appartenant au ij"" corps d'armée austro-hongrois, opérant en Serbie (19 14). Il autorisa le massacre de vingt-quatre paysans, la plupart vieillards des deux sexes.
lié. KozDA, capitaine au 79^ régiment d'infanterie austro-hongrois. Il faisait fusiller tous les soldats serbes du troisième appel, affectant de voir en eux des francs-tireurs, selon le mot d'ordre venu de Berlin (19 14).
117. VouiTCH, capitaine au 21^ régiment d'infanterie autrichien. Mêmes crimes que le précédent, au même endroit et à la même époque.
1 1 8 . B E RT i c H , lieutenant au 2 9 ^ régiment d'infanterie austro-hongrois, armée opérant en Serbie. Digne complice des oberleutnants de la Kultur, il a tué de sa main, le même jour, à Losnitza, sept paysans absolument inoffensifs (1914).
119. X., olîicier qui fit martyriser le patriote Battisti, député de Trente, et le fit pendre après sa mort par un bourreau venu tout exprès de Vienne et décoré plus tard par l'empereur.
I. Nouvelle preuve de la destruction systématique des races latines et slaves, convenue entre Guillaume II et François Joseph.
120. X., officier qui fit fusiller le patriote Voukowitch. Ces deux derniers crimes ont été commis du vivant de François-Joseph, l'immonde vieillard mort dans son lit, le 20 novembre 19 16. On sait que pendant les soixantehuit ans que dura son règne ce scélérat couronné n'a pas signé moins de vingt-un mille condamnations à mort, dont près de dix-neuf mille pour raisons purement politiques.
121. X., colonel du 11^ régiment de grenadiers autrichiens. En octobre et novembre 191 6, nombreuses exécutions d'habitants à Crouchevatz (Serbie occupée).